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Lettre datée de janvier 1801, émanant de Constance de Théis en sa qualité de présidente du Lycée des Arts à Paris, relative aux procédures électorales pour les postes de secrétaire et de trésorier.
Séance particulière de la classe littéraire du Lycée des Arts, du 28 nivôse an 9 (18 janvier 1801)
Les membres réunis sous la présidence de Made Pipelet, et convoqués par elle, à l’effet de délibérer sur l’élection proposée en assemblée générale, d’un Secrétaire général et d’un trésorier, ne s’étant pas crus en nombre suffisant pour statuer sur une question aussi importante, et voulant manifester un vote qui puisse concorder avec celui du plus grand nombre, auraient désiré que le Lycée, au lieu de s’en rapporter au votre particulier de chacune des classes, n’eût procédé qu’en commun à la nomination des candidats aux places désignées, mais cependant voulant se conformer aux lois et usages de la Société, déclarent qu’ils ont convenu unanimement de s’en rapporter à l’assemblée générale, en l’invitant à prendre les mesures les plus propres à faire la paix et la concorde dans son sein;certains que les lettres et les arts ne prospèrent que dans les lieux où domine l’unanimité des voeux, des opinions et la liberté des suffrages
Constace D-? (Pipelet) présidente
Camimade
Lavieville
ET. Simon faisant les fonctions de Secrétaire pour l’absence du titulaire
Pliée sur l’horizontale
28,50 x 19 cm

Constance‑Marie de Théis (1767–1845) — poétesse, dramaturge et femme de lettres — fut la première femme admise au Lycée des Arts à Paris en 1795, un moment clé de l’histoire intellectuelle féminine en France.
Fondé en 1786 par Jean‑Baptiste Le Roy, Condorcet, Lavoisier et d’autres savants Lieu d’enseignement public, de conférences scientifiques, de lectures littéraires, et de débats savants. Devient sous la Révolution un espace de diffusion du savoir accessible à un public élargi.
C’était l’un des rares lieux où les femmes pouvaient assister à des conférences savantes. L’admission d’une femme comme membre était exceptionnelle.
Elle y :
Elle devient un symbole de la participation féminine aux sciences et aux lettres. Son œuvre défend explicitement le droit des femmes à la création artistique et intellectuelle.
Surnommée « la Muse de la Raison » et « le Boileau des femmes ». Son admission ouvre la voie à une présence féminine accrue dans les sociétés savantes du XIXᵉ siècle.